Textes choisis et présentés par Marc HIGONNET - Illustrations de Yoshié ARAKI - Introduction de Gérard PILET - Conseil éditorial : Joseph-Antoine d'ORNANO - Édition : Michel VRAY
Le 2 février 2007, l’inauguration, célébrée en grand appareil par Juan Carlos Ier, du nouvel habillage de la chapelle « Sant Pere », ouvrant sur le déambulatoire de la cathédrale de Palma de Majorque, signait le retour en grâce du poisson au sein de l’Église catholique après une éclipse de dix-sept siècles. En effet, le poisson, emblème des premiers chrétiens, fut peu à peu délaissé à partir du IVe siècle, jusqu’à disparaître entièrement des monuments et de l’iconographie apostolique, à la suite du retentissant et non moins célèbre Concile de Nicée, qui scella le rapprochement entre l’Église naissante et l’Empire romain.
Commanditée par la maison royale et l’épiscopat espagnol à l’artiste majorquin Miguel Barceló, le décor de la chapelle, fabriqué de stuc et de toile peinte accolés sur une armature de bois, fait apparaître de nombreuses scènes de poissons et de créatures marines inspirées de l’Ancien et du Nouveau Testament. En rétablissant, par cet acte solennel, le poisson eucharistique dans sa dignité première, l’Église de Rome répondait, avec un empressement tardif, à l’inexplicable faveur populaire suscitée par ce symbole paléochrétien, réapparu une cinquantaine d’années plus tôt — dans les années 1970 — en Australie, sur un campus universitaire… Faveur populaire jamais démentie, dont l’expansion déroutante est loin d’être achevée…
De nos jours, le poisson est partout. On le retrouve dans la poésie, la chanson, la peinture ou le cinéma (Big Fish), sur une multitude d’accessoires et jusque sur les pare-chocs des automobiles. L’ouvrage Les Poissons célestes se propose d’éclairer les raisons de la résurgence de ce symbolisme archaïque, et la manière dont ce retour en force interpelle les hommes et les femmes d’aujourd’hui.
>> Lire la présentation de François Chenet, professeur à la Sorbonne
Introduction
— "Dans son ouvrage très richement documenté et très habilement conçu, de surcroit illustré avec grâce par l’artiste japonaise Yoshie Araki, c’est le symbolisme des Poissons que Marc Higonnet nous invite à approfondir à travers un voyage parmi les grandes traditions spirituelles de l’humanité. Nous y découvrons l’universalité de ce symbole et les vérités profondes qu’il contient quant au cheminement initiatique de celui qui veut aller des ténèbres de l’ignorance de sa véritable nature à la lumière de sa réalisation."
>> Lire l'Introduction
Gérard Pilet
Avant-propos
— "De récit en récit, je ne pouvais manquer de remarquer l’étroit cousinage des traditions. Le poisson circule de l’une à l’autre avec aisance : il est partout chez lui. Avant que d’être christique, il était mésopotamien, hindou, égyptien, perse, grec, sémitique, chinois... Mises bout à bout, ces fables apparemment disparates reconstituent le tableau grandiose de son parcours tri-cosmique : surgi de l’abîme, il s’élève des profondeurs pour franchir la surface des flots. Sa progression verticale ne connait nulle limite ; bientôt il est étoile, poisson étincelant voguant dans l’Océan supérieur." >> Lire l'Avant-propos
Joseph-Antoine d'Ornano
Notice sur les textes
— "Nous avons souhaité présenter une variété de mythes du monde entier associant poissons et pêcheurs, inédits pour certains en langue française, classiques ou méconnus pour les autres. Dans notre sélection, nous avons privilégié les textes en fonction de leur importance historique et leur contenu symbolique, mais aussi pour leur poésie, leur humour, la vivacité du récit et l’agrément de l’expression.">> Lire la Notice sur les textes
Marc Higonnet
LES POISSONS CÉLESTES
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